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Interview – Julie Cabrol

Julie Cabrol, responsable de la communication, des relations publiques et de la levée de fonds au Conservatoire populaire de musique, danse et théâtre nous en dit plus sur son activité, ses missions et son parcours. Découvrez son interview ci-dessous !

1. Pouvez-vous nous expliquer votre parcours et quelles ont été les différentes étapes de votre carrière ?  

Après une licence en langues étrangères et commerce international, je me suis orientée vers la communication en intégrant l’ISCOM à Lyon. J’ai ensuite enchaîné avec un Master en médias et relations publiques de l’Université de Newcastle avant d’entrer dans le monde professionnel. J’ai ensuite débuté ma carrière dans une agence de relations publiques à Genève avant de réaliser que je préférais passer chez l’annonceur. Gérer plusieurs clients à la fois sans avoir la possibilité de maîtriser les sujets à fond me frustrait énormément. J’ai par la suite travaillé dans plusieurs secteurs, privés et publics, à Genève, Melbourne et Madrid pour des organisations de grande taille avant de rejoindre le Conservatoire populaire de musique, danse et théâtre en tant que responsable de la communication, des relations publiques et de la levée de fonds.  

La première étape marquante de ma carrière est résolument mon poste de responsable presse à l’Université de Genève. Je n’avais jusqu’alors jamais géré d’équipe et j’ai rapidement eu des opportunités de promotion. A la fin de mon expérience au sein de cette prestigieuse institution, je gérais une équipe de huit personnes et dirigeais les relations avec la presse, les publications internes et externes, et le web. C’est aussi à l’Université de Genève que je me suis spécialisée dans la communication de crise.

Le deuxième point culminant est sans conteste mon départ en Australie et mon mandat pour l’Université de Melbourne que j’ai aidée à lancer le plus grand centre d’innovation du pays. En lien direct avec le rectorat, j’ai dirigé la stratégie de communication du projet, Melbourne Connect, et piloté le lancement officiel avec les autorités australiennes.  

Toutefois, le poste où j’ai eu le plus de responsabilités est celui qui m’a fait déménager à Madrid. C’est là que la multinationale SGS m’a confié le poste de directrice mondiale du marketing et de la communication. J’ai géré une équipe de huit personnes, basées aux quatre coins du globe, et réorganisé toute la communication et le marketing pour la partie “consumer and retail” du groupe. Je rapportais directement au Vice-Président et, ensemble, nous avons radicalement changé la manière dont le marketing et la communication étaient abordés. Je me souviens notamment de la campagne mondiale, Tested means Trusted, que nous avons déployée dans plus d’une vingtaine de pays et dont les retombées ont largement dépassé nos attentes.  

Il m’aura néanmoins fallu près de 13 ans avant de trouver LE poste, celui dans le domaine qui me fait vibrer, celui des arts, au sein du Conservatoire populaire.

2. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le secteur dans lequel vous travaillez actuellement ? 

Je travaille dans le secteur de la culture, plus précisément des arts de la scène, à savoir la danse, la musique et le théâtre mais également dans le secteur de l’éducation, le Conservatoire populaire étant avant tout une école. Au Conservatoire populaire, nous formons les artistes de demain d’une part et d’autre part nous participons à la promotion de la culture et des arts vivants à Genève.  

3. Aujourd’hui, vous êtes responsable de la communication, un poste que vous tenez depuis bientôt 8 mois. En quoi cela consiste-t-il, quelles sont vos responsabilités, vos objectifs ? 

En tant que responsable de la communication, je rapporte directement au directeur du Conservatoire populaire et je dirige l’équipe de communication de l’institution. Mon poste a une dimension stratégique puisque l’une de mes responsabilités principales consiste à définir la stratégie de communication du Conservatoire populaire et à conseiller la direction afin de répondre aux ambitions et objectifs de l’institution, en termes d’image, de réputation et de recrutement de nouveaux élèves. Au-delà de la gestion d’équipe et de la coordination des activités de communication, interne comme externe, je m’occupe personnellement de la levée de fonds et de la gestion de nos campagnes de grandes envergures. Par exemple, nous lançons chaque année une campagne d’inscription au printemps, que nous déployons dans tout le canton de Genève sur des supports print et digitaux (affichage culturel, publicité sur les trams de la ville, campagne sur les réseaux sociaux et Google ads, partenariats et relations médias, etc.). 

4. Qu’est-ce qui vous a amené à vouloir faire ce que vous faites aujourd’hui, quelles ont été les étapes dans ce développement personnel ?  

Je me suis assez vite rendu compte que je voulais un poste en adéquation avec mes valeurs et mettre mes compétences au service d’une cause noble, qui me tient à cœur. J’ai travaillé dans plusieurs secteurs, privés comme publics, avant de décrocher LE poste. Passionnée d’art, cela faisait longtemps que je cherchais un rôle au sein d’une institution culturelle. Mais c’est un secteur relativement fermé et j’ai compris qu’il fallait que mon CV reflète mon intérêt pour le milieu artistique de manière formelle si je voulais pousser les portes de ce monde fascinant. J’ai donc commencé un diplôme d’histoire de l’art à l’Université d’Oxford, en parallèle de mon travail (toujours en cours). Et puis, l’opportunité s’est présentée et j’ai été recrutée par le Conservatoire populaire de musique, danse et théâtre. Je pense que mon expérience de plus de sept ans à l’Université de Genève et Melbourne et ma formation en histoire de l’art ont joué en ma faveur. Aujourd’hui, je fais mon métier, la communication, dans un secteur qui me passionne, entourée d’artistes et professeurs captivants.  

5. Quelles compétences avez-vous développé et lesquelles considèreriez-vous comme essentielles aujourd’hui ? 

Tout au long de ma carrière, j’ai développé des compétences métier mais aussi, et j’ai envie de dire surtout, des soft skills. Ce qui me semble indispensable pour un communiquant aujourd’hui c’est la capacité d’analyse, dans un monde en constante mutation, et le pragmatisme. Le rôle d’un communiquant ou d’un marketer tend à varier considérablement selon les secteurs et les entreprises et il faut pouvoir s’adapter. Selon moi, in fine c’est la faculté à conseiller les directions pour préserver l’image et booster la réputation d’une entreprise ou institution qui fera la différence.

6. Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un lecteur / une lectrice qui souhaiterait s’orienter et réussir dans ce secteur ? 

Persévérer. On trouve rarement le poste de ses rêves du premier coup. Pour le domaine de la culture spécifiquement, mais je pense que c’est un aphorisme qui vaut pour tous les secteurs, il me semble essentiel d’entretenir et développer un réseau et de s’engager, même en tant que bénévole, dans des activités artistiques et culturelles afin d’approfondir ses connaissances du secteur et de ses enjeux.